Le présent se construit à partir du passé, et c’est du cœur du présent que naisse l’avenir. La responsabilité humaine, sociale et comportementale s’étend dans toute cette continuité. Ce message humain confirme l’importance et la valeur de la préparation de l’individu. C’est pourquoi il est nécessaire pour l’homme de contribuer par ses idées et ses efforts à l’évolution de sa société, quelles que soient les circonstances. C’est ce que le prophète (PSL) a encouragé dans sa parole : ” Si le jour de la Résurrection arrivait alors que l’un d’entre vous tenait un plant à la main, qu’il le plante”. D’où l’importance de participer activement à la construction de la société, en préparant une génération capable de faire face aux défis de développement, tant internes qu’externes.
Dans cette perspective, il est essentiel que les jeunes préservent les acquis obtenus lors des périodes précédentes, qu’ils soient politiques, sociaux ou économiques. Les jeunes ont le droit de réclamer leur part dans la civilisation moderne et ses technologies, et de frapper aux portes des sociétés riches et des pays développés pour les aider à atteindre cet objectif, notamment par le transfert de compétences technologiques.
Il convient de mentionner que la participation d’un individu à la vie politique et sociale est influencée par plusieurs variables, notamment la quantité et la qualité des stimuli politiques auxquels il est exposé, les caractéristiques de son arrière-plan social, économique et moral, et la disponibilité de canaux institutionnels pour exprimer et agir selon sa conception politique. Par conséquent, une question se pose concernant le désengagement des jeunes dans la construction politique de l’État, comparativement à la génération de leurs parents, malgré un accès accru aux informations sociales et politiques. Ce phénomène peut être attribué à plusieurs facteurs, dont :
Le facteur social : Les chercheurs ont observé que les membres de la classe supérieure participent plus à la construction politique que ceux des classes moyenne et inférieure. Ceci est dû au fait que les membres de la classe supérieure sont plus éduqués et plus conscients culturellement que les autres, et que leur croyance en la participation politique constitue une importante motivation pour changer et améliorer le mode de vie. En outre, leur niveau culturel les qualifie pour participer au débat politique et présenter des idées plus approfondies et analytiques. Ainsi, le niveau d’éducation est en grande partie responsable de la réticence des jeunes à participer à la vie politique et à la construction sociale, culturelle et économique de la société.
Le facteur économique : L’aspect économique est un autre facteur influençant le désengagement des jeunes dans la vie politique. La pauvreté ressentie par de nombreux jeunes les pousse à orienter leurs pensées et leurs efforts vers le travail pour subvenir à leurs besoins en nourriture, vêtements et logement. Pour eux, la participation politique est un luxe qu’ils ne peuvent se permettre en raison des difficultés économiques qu’ils endurent.
Le facteur culturel : Récemment, de nombreux courants de pensée ont sombré dans l’extrémisme religieux et intellectuel, ce qui les a mis en conflit avec les autorités sécuritaires. Cela a conduit les jeunes à s’écarter complètement de toute participation politique, de peur de devenir une cible de confrontation sécuritaire.
Il faut aussi mentionner l’influence des médias qui n’encouragent pas la participation politique des jeunes et se concentrent plutôt sur les programmes de divertissement. Cela a amené les jeunes à manquer de modèles à suivre.
Bien que la génération des jeunes soit mieux lotie que celle de leurs parents en termes d’éducation, de culture, de sociabilité et d’information, il est regrettable que cette génération n’ait pas évolué comme l’ont fait leurs parents. Ces derniers avaient un projet intellectuel que toutes les institutions ont travaillé à réaliser. Ils ont porté le flambeau de la lumière que leurs enfants n’ont pas su préserver.




