La jeunesse d’aujourd’hui tente de changer et de développer ses conditions de vie sociales et économiques en s’engageant dans la vie politique, aspirant à la réforme et à la réalisation de son rôle social et politique. Mais où se situe le rôle de la jeunesse Libanaise dans la vie politique ?
Nous vivons encore sur les résidus de la guerre civile, récoltant ses fruits et payant son prix, sous un système politique né de plus de quarante ans de meurtres, ce qui a conduit la jeunesse à l’indifférence ou au désespoir de s’engager dans la vie politique, à l’exception de ceux qui appartiennent à des partis autoritaires qui voient la réforme à travers le chef de la secte ou du parti, indifférents à une patrie qui a dispersé son peuple dans le cadre d’un effondrement économique, social et sécuritaire.
En 2019, la jeunesse Libanaise a tenté d’éliminer les résidus de la classe politique corrompue et de créer un nouveau Liban à travers une révolution spontanée qui a exigé la démission de la tête du système politique jusqu’à ses membres. Cependant, par une force supérieure, le système politique et ses larbins sont devenus une image modèle de l’unité nationale préservant la patrie.
Le leader politique Libanais a réussi à briser la révolution à travers ses larbins et sa jeunesse et à semer l’idée du faible, et la plupart de la rue scande “tous signifie tous” sauf le leader.
La jeunesse a oublié l’humiliation de vivre et la pauvreté, oublié que le Liban est un État qui ne porte que la terre et le peuple parmi les composants de l’État en l’absence de système et de loi, oublié son enfant ou un membre de sa famille lorsqu’il a été tué aux portes des hôpitaux où il n’y a pas de loi pour la médecine ou l’assurance maladie, et a rejoint le leader parce que la force est avec lui.
La révolution a été démolie, l’esprit assoiffé de changement s’est dissipé et les rêves d’une jeunesse qui n’a pas pu réaliser son rêve dans l’espace de la patrie ont été détruits.
Aujourd’hui, et quatre ans après la destruction d’une révolution qui était l’espoir des marginalisés et des faibles pour réaliser la justice sociale et adopter une loi civile protégeant ses citoyens, et construire une patrie basée sur des piliers économiques, et après que le dollar est devenu à la limite de 40 000 livres libanaises, la jeunesse Libanaise cherche un moyen d’émigrer, même sur des bateaux de la mort, marchant dans le contexte de l’oubli, ne croyant pas que la vie politique au Liban peut être appliquée en dehors du système politique actuel.
La capitulation est devenue le compagnon, sous le slogan “vis et peu importe comment ça se passe”, ne croyant pas au changement et à l’innovation et la construction d’une ambition politique au sein d’une patrie gouvernée par un jeu politique jouissant d’une légitimité sectaire et confessionnelle factice.




