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La dégradation de la culture politique et la participation des jeunes à l’action politique

La jeunesse marocaine possède une conscience politique, une compréhension profonde des problèmes et des défis qui agitent sa société. De nombreux exemples attestent de l’émergence de la jeunesse au premier plan de la scène publique, aspirant au changement, criant contre la corruption et “la Hogra” (l’oppression), réclamant des moyens de subsistance décents, la justice, la dignité, l’éradication de la corruption et de l’autoritarisme. Le mouvement du 20 Février et les manifestations qui ont suivi dans les grandes villes, ou celles qui ont éclaté dans les zones semi-urbaines et leurs équivalents ruraux, ne sont qu’un modèle réduit du parcours de la participation des jeunes, qui ont choisi d’exprimer leur intérêt pour les affaires nationales (politiques, économiques, sociales, culturelles… etc.) par le biais de l’espace public, considéré comme un espace relevant du droit public, où toutes les forces de la société ont une place reconnue par la force de la loi et de la Constitution. Cela fait suite à l’échec des institutions politiques, en particulier les partis, à répondre aux aspirations des jeunes et à la vitalité de leurs idées, surtout lorsque l’on sait que les jeunes sont le groupe le plus présent dans la pyramide de la population marocaine.

Quand nous réfléchissons aux raisons qui ont conduit la jeunesse Marocaine à se libérer des entraves de l’idéologie, la disparition des canaux idéologiques et médiatiques de l’État est la principale justification. Le faible rôle de l’État dans la défense de leurs causes et préoccupations, les institutions intermédiaires, est une conséquence inévitable des pratiques accumulées qui ont affecté le processus politique et démocratique. De plus, pour des raisons personnelles, le doute s’installe sur l’utilité des mécanismes de représentation des citoyens et leur efficacité à répondre aux besoins et aux attentes exprimés, et donc sur l’utilité de la participation politique si elle n’a pas d’extension réelle dans son fonctionnement.

Il ne fait aucun doute que le désengagement actuel de la jeunesse par rapport à la participation politique est principalement dû au fait que la culture politique de notre pays est en retard sur les valeurs de la politique démocratique moderne. C’est l’un des aspects et des causes de la crise qui domine les institutions représentatives des citoyens, parlementaires et conseils élus locaux, entrant ainsi dans une crise qui peut poser une grande question sur leur rôle et leur légitimité. En somme, les institutions représentatives n’ont plus de projet politique et social sur lequel s’appuyer dans leur travail, et nous ne trouvons que des modèles sur la façon d’accéder au pouvoir.

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This thought and resource space explores both the impact of taboos that promote discrimination and the role of youths in promoting inclusion through incremental change.

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