L’engagement des pères a commencé après l’indépendance des pays Arabes des occupations (Française, Britannique, etc.). Il y avait un enthousiasme parmi les peuples Arabes, parmi la première génération ou ce que nous appelons la génération des pères. Cet enthousiasme a donné une sorte de confiance et d’espoir dans la construction des nations après le départ de toutes les occupations de la société Arabe pour la construction des États.
Pendant les années soixante et soixante-dix, plusieurs revers sont apparus dans les systèmes, notamment la normalisation, la répression des peuples et la corruption économique. Cela a poussé les jeunes à un certain type de frustration pour s’engager dans la politique, car la première et la deuxième génération contrôlaient les coulisses et les détails de l’État. Il est naturel que les jeunes trouvent des difficultés à entrer dans l’arène politique en raison de signes d’échec et de cumul de l’échec dans les systèmes arabes, mais nous ne pouvons pas nier leur participation.
La jeunesse Libanaise peut être considérée comme la moins engagée dans les partis politiques, mais nous ne pouvons pas généraliser. Par exemple, les partis idéologiques qui pratiquent la politique au Liban voient un grand engagement des jeunes en leur sein. Quant aux autres partis politiques, l’engagement est moindre en raison de leur échec à construire une nation forte. Il était prévu que le Liban soit fort, et les partis politiques auraient dû travailler à son développement, à sa croissance et à la création d’emplois pour ses enfants, et à trouver une cohésion entre ses membres.
Les partis politiques au Liban jouent un rôle différent de leurs homologues dans d’autres pays. Ils sont basés sur des conflits politiques continus, ce qui conduit à ne pas trouver de solutions aux crises économiques, à l’émigration, à ne pas fournir d’emplois, à ne pas trouver de coopération locale et intérieure. Les partis ont échoué à construire une nation forte à laquelle ces enfants aspirent. Par conséquent, la jeunesse peut se détourner de l’engagement dans les partis politiques, et non du travail politique en général. Le sujet nécessite un sondage d’opinion où peut-être l’inverse est vrai (en sociologie, nous disons que Rome d’en haut est différente de Rome sur le terrain) donc les choses sur le terrain sont différentes de notre point de vue.
Selon moi, cette évaluation n’est pas correcte et la preuve est ce qui s’est passé dans les révolutions Arabes et le soulèvement Libanais. La jeunesse Arabe se mobilise quand elle trouve un sens à son mouvement lorsqu’elle est engagée en politique. Le problème n’est pas l’engagement des jeunes en politique, mais plutôt la structure du système politique au Liban.




